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Encore une version: Des gardiens ont découvert mon fils à 11h30 pendu au sas d’entrée avec un drap torsadé. Ses pieds ne touchaient pas le sol car il avait les jambes fléchies. Pour lui porter secours le plus rapidement possible les gardiens défont tout le montage et ce n’est qu’une fois qu’ils aient eut finis qu’ils s’inquiètent de Yohan qui est en arrêt cardiaque, ils le déposent sur le lit et mon garçon n’aura un massage cardiaque qu’à 11h50 soit vingt minutes après qu’il soit entouré de ces cinq gardiens qui sont secouristes rejoints très rapidement par le  médecin de la maison d’arrêt.                                                                                                                                       Il n’apparaît plus ni le directeur, ni le sou directeur, d’ailleurs on ne les retrouvera plus jamais dans aucune des versions qui suivront………Et je n’ai pas le droit de savoir pourquoi ? Pourquoi me ment on ?
Toutes ces versions relèvent de l’impossible et d’un imaginaire fertile, rien n’est  vrai ! 
Puis  pourquoi mon fils qui n’a jamais voulu mourir fléchirait ses jambes ? Et est il possible de garder cette position en arrêt cardiaque ? Moi je ne le crois pas ! Enfin pourquoi Yohan ne reposerait pas ses pieds par terre quand il sent qu’il commence à manquer d’air ? Il n’a même pas de réaction de survie, alors qu’il veut vivre ? Pour finir pourquoi les gardiens ne coupent pas le drap pour allonger rapidement Yohan sur le sol et faire le massage cardiaque sans perdre une seconde ? Car vingt minutes après c’est criminel ! Ils  savent tous  qu’agir ainsi c’est ne laisser aucune chance à mon fils de vivre et qu’on ne dépose jamais quelqu’un d’inconscient sur un lit !!…..
.Et pourquoi malgré mes maintes demandes  ne me dit on pas le point exact ou aurait été retrouvé mon fils ? Même pas de quel côté du sas d’entrée ?
Dans mon idée si maintenant ils situent mon garçon à l’opposé de ce que m’a dit et montré le sou directeur, je pense que la juge ne peut que réagir ?…….
Plus tard je m’apercevrais que je me trompe encore, car les gardiens n’hésiteront pas à situer mon enfant sur l’autre pan du sas, sans jamais me dire à quel endroit exact ! Et la magistrate ne trouvera rien à redire si ce n’est que je m’attache à bien peu de chose !
Pourtant ce sas à deux côtés d’approximativement un mètre de longueur chacun et formant un angle droit ! 
Je reste aussi sans explication sur la logique de la position du basket de mon fils  par terre,  que Yohan aurait perdu pendant les faits et qui serait tombé au sol lorsqu’il se débattait contre la mort. Ce qui prouverait que l’instinct de survie de mon fils était bien là !!!… mais, en plus… Vu la configuration des lieux Yohan ne peut pas se débattre contre la mort même s’il a les jambes fléchies car s’il les bouge un tant soit peu, il est debout et la pendaison s’arrête !                                                                                                            
 mail: helenebourt@hoymail.fr

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